Actualités et opinions
Journée Promotion et Animation Commerciale : ce qu’il fallait retenir

La journée « Promotion et Animation Commerciale » organisée par l’Institut du Commerce, le 17 octobre dernier, à Paris, aura permis de dresser un premier bilan post EGAlim sur les PGC et d’arborer quelques pistes de réflexions sur l’avenir des opérations spéciales.

 

EGAlim : un an après

L’entrée en vigueur de la loi EGAlim aura suscité de nombreuses inquiétudes. Pourtant, ses conséquences sont loin de sonner la fin du retail. Les hypermarchés gagnent 1,3 points de CA contre 0,6 l’an dernier et pour 84% des consommateurs, la promotion donne toujours envie d’acheter. Le business a donc de l’avenir ! Toutefois, force est de constater les difficultés engendrées par ce nouveau cadre réglementaire. Le relèvement du SRP a notamment provoqué un retour inflationniste qui freine l’achat. Cela, tandis que la déconsommation volume amorcée depuis quelques années continue de se creuser (-2 pts en deux ans).

 

Soutien promos en légère baisse & succès du bio

S’agissant de l’effet EGA sur les promotions, les conséquences sont globalement moindres. Si certaines catégories PGC sont en souffrance, comme les cafés torréfiés (-6%), les eaux gazeuses natures (-5%) et les champagnes (-11%), d’autres segments connaissent une expansion record. C’est le cas du bio qui devient 1er contributeur de croissance des PGC, avec une croissance de 20,5% en valeur et de 18,7% en volume au 1er semestre 2019. Les références prémium des fonds de rayons permettent également de contrecarrer les manques à gagner observés. Concernant le DPH, la générosité promo s’élève à 40,4% et le CA est plutôt stable. Certaines catégories de niches portées en promotions – produits de rasage, laque, hygiène intime et soins visage bio – semblent bien portantes (+1%), et rééquilibrent l’essoufflement du fond de rayon (-1,3%) et de l’hygiène beauté (-2,3%), versus le 1er semestre 2018.

 

Le digital : relais complémentaire aux dispositifs physiques

Si les EGA ont provoqué certaines crispations, les animations physiques semblent plus que jamais d’actualité. Sur les 5,7 milliards investis dans la promo, 1,3 le sont dans les PLV et l’animation. L’efficacité d’une opération dépendrait, toutefois, de sa forme innovante et immersive et de sa capacité à tenir compte des attentes de chacun. Côté shopper, l’émotion prime à 60%, tandis que côté marque, 90% souhaitent vivre une expérience. Les distributeurs sont quant à eux dans la séduction et misent sur le réenchantement. Reste donc à prévoir différents points de contacts avec le shopper. Le relais digital semble incontournable avec 41% de consommateurs qui achètent en ligne. Dans ce contexte, les réseaux sociaux peuvent impacter les ventes en GMS, surtout que 42% des personnes ayant découvert un produit alimentaire sur les réseaux sociaux l’ont acheté en magasin, contre 16% en ligne.

 

Si les professionnels ont été inéluctablement pris de court en février, ils devraient déployer en 2020 des plans d’actions plus construits.

 

L’ensemble des informations chiffrées découle des conférences de la journée « Promotion et Animation Commerciale » organisée par L’Institut du Commerce le 17 octobre 2019. 

PartagezShare on FacebookTweet about this on TwitterShare on LinkedIn
Tags


Top